L'argent ou la planète ?
Le pétrole ou un air pur ? Les profits, la richesse, le cash ou un environnement sain, une pollution moindre. Après avoir regardé le reportage de Guy Gendron à Zone libre enquête
(télé de Radio-Canada), il semble qu'encore une fois les êtres humains choisissent le court terme et surtout le cash rapide. Après nous le désert...
Ok ce sont des emplois, des profits, de l'argent. Ok on a encore besoin du pétrole, car nous n'avons pas vraiment d'énergie remplaçante, mais faudrait mettre la pédale douce sur une ressource EXTRÊMEMENT polluante et c'est peu dire. La production d'un baril de pétrole par les sables bitumineux produit trois fois plus de gaz à effet de serre que la production de pétrole traditionnelle. Sans parler des cinq barils d'eau nécessaire à la production d'un baril du pétrole et de la soupe hyper toxique rejetée par la suite dans les bassins de décantation. Le reportage montre qu'il est possible de réduire l'impact environnemental de la production des sables bitumineux. Mais, mais ? On ne le fait pas. Pourquoi ? Bonne question. Une question de sous ?
En 1995, l'Alberta contribuait pour 17 % des Gaz à effet de serre (GES)au Canada. En 2003, ce chiffre était de 37 %. L'Alberta représente 10 % de la population canadienne. Avec ces chiffres, on a presque envie de dire : séparons-nous de l'Alberta. Pitié...
Et que dire de cette élue républicaine qui souligne que le fait que les États-Unis s'abreuvent en or noir au biberon albertain est une bénédiction. Elle dit en riant que ses enfants n'auront pas besoin d'aller se battre au Moyen-Orient pour garantir l'approvisionnement en pétrole de son pays. C'est sur, les États-Uniens préfèrent que ce soient les enfants canadiens qui luttent contre l'asphyxie et la pollution.
Pourquoi pas, si les gouvernements canadien et albertain les laissent faire. Plus encore, leur facilitent l'accès à la ressource énergétique. Plus encore, augmentent la production de ce type de pétrole hyper-polluant pour satisfaire la sécurité énergétique de nos voisins.
Ce reportage, du sable dans l'engrenage repasse à RDI tout en étant disponible sur le site internet. On y trouve aussi une entrevue avec Guy Gendron sur les dessous du reportage. Jettez-y un oeil, juste pour vous faire une petite peur. Vous allez voir, ça marche ! J'ai peur des sables...

9 commentaires:
Je vais donc courir après une autre reprise de télé...
Tout le cocktail transport pour les citoyens et les industries, c'est le noeud du problème. Est-ce que ça peut être optimisé ?
Isabelle tu peux le regarder sur internet le reportage...
Je crois que le noeud du prob c'est notre dépendance au pétrole et surtout celle des États-Unis...
Je ne sais pas pourquoi mais Guylaine n'arrive pas à laisser de message...voici ce qu'elle disait :
J'enverrais OBLIGATOIREMENT tous nos élus gouvernementals qu'ils connectent
un peu plus avec la nature. Style 10 jours de descente de rivière ou encore
une expédition avec Jean Lemire!! ils reviendraient avec une belle
conscience me semble et l'argent ne serait pas le numéro un au détriment de
la nature.
Guyli ;O)
voici ce que je lui réponds:)
Pour avoir cotoyé souvent des politiciens...Je ne crois pas que ça changerait beaucoup de choses car ces derniers agiront lorsque la population le leur demandera...ce qui n'est pas encore le cas....
Encore une fois comme le disait François Cardinal hier soir. la population québécoise est favorable à l'environnement dans les sondages mais ne veut rien faire ni aucune action concrète. Tout le monde est pour l'environnement mais personne ne veut mettre la main à la pâte ! Lorsque les citoyens feront vraiment pression sur leurs politiciens et sur les entreprises, crois-moi que ça bougera. Comme le disait Laure : Acheter c'est voter !
La question que je me pose : Quelle est la principal raison pour ne pas agir? La paresse, l'argent, est-ce qu'on attend des cataclysmes environnementaux comme preuve du changement climatique, est-ce qu'on ne sait pas quoi faire? Je suppose que ça dépend de la situation de chacun, mais selon moi ça commence par le choix qu'on fait et de l'impact de ceux-ci...
Oh oui, nous sommes tous pour la vertu mais de là à installer des composteurs et revoir la manière de nous déplacer... faut pas toucher à notre "confort"!!
Je pense que les jeunes, pour en côtoyer 125 à chaque jour, sont très sensibles lorsqu'on leur parle des impacts des changements climatiques et de la manière dont d'autres enfants vivent ailleurs.
Les lobby des grandes industries pétrolières ont le pied pesant dans les décisions politiques...
Isabelle je crois que tu touches à un point, notre confort. Faut pas aussi que ça nous dérange...Combien de fois j'ai entendu : Je n'ai pas le temps de recycler...et pourtant c'est la base. Faut que ça entre dans notre routine, faut pas que ça vienne bousculer nos habitudes...Et nous sommes tous pareils, écolos extrêmes, moyens ou pas...Personne n'a le monopole de la vertu !!!
Je publie un autre message de Guylaine. Vous trouverez le lien pour son blogue dans ma liste si sa proposition vous intéresse:
Bonjour autre test de Guyli...
Ben je suis aussi d'accord avec vous pour ce qui est de la population, mais
me semble que ça commence drôlement à jaser non?
Il nous manque un leader pour tous nous rassembler dans un même groupe?
Ha oui Cécile, j'ai justement une belle idée de regroupement écolo.
À Victoriaville, il y a deux Centre d'achats, dont un agonise disons en ce
moment!
J'aimerais partir le premier centre d'achat écolo du Québec, :O), avec ce
grand centre...Des bureaux,d'infos de tous genres sur l'écologie, le
recyclage. Des boutiques de recyclages et de créations québeçoise, des
centres de tris de toutes sortes, des petits restos, comme on voit tjrs dans
ces centres mais là avec des menus santé au lieu du fastfood! Une épicerie
bio et de produits locaux.
L'été ici on entend les gens dire... qu'ils montent à Montréal, Au Marché
Jean Talon...faire la même chose dehors sur le grand espace du centre
d'achat! Sensibiliser le plus de gens possible, les informer, les
impliquer...quand le Rebut Global ont construit la première maison recyclé
sur la montagne à Arthabaska , ils ont lancés quelques fois des demandes à
la population par le biais du journal local et les gens ont répondus par
centaines... Je crois sincèrement que ces possibles de faire autrement en
allant chercher les gens ou ils se trouvent (et y'en a pleins dans nos
centres d'achats) Alors partons de ça et inventons quelques choses dont tout
les gens seront fières et impliquer et vous verrez que si le mandat est
l'information, l'écologie, la sensibilisation se place près des gens
ordinaire ils comprendront l'importance de se regrouper ainsi sous forme de
coopérative ted ben ??
Et avec la masse ben on peut tout!
Je verrais des bureaux d'équiterre, Green peace , faire venir des
conférenciers chevronnés, tout est possible n'a qu'a avoir un lieu avec
plusieurs ressources allant dans le même sens.
Voilà mon idée est lancée, il ne me reste qu'à trouver les bonnes personnes
pour le mettre sur pied.
Alors si ça résonne une corde en vous, ben dites le moi...on ira voir les
dirigeants de ce Centre, pour leurs parler sincèrement et leurs demander ce
qu'ils font avec cette bâtisse...
Byeee Guyli.
www.guylainewalsh.canalblog.com
Guylaine....
Honnêtement je crois qu'on pense que la population est prête car nous baignons dans le milieu mais sort des gens impliqués que tu fréquentes et c'est encore timide je crois.
Regarde, mon voisin en haut de chez moi ne recycle même pas encore...et il n'est pas le seul...alors on est loin, très loin du compte.
Mais un leader...c'est un peu un sauveur (voir mon billet la dessus)...Je crois que ce n'est pas ça qu'il faut...
Mais ton idée avec le centre d'achat dans LA ville la plus écolo du Québec est super. Go, prend le lead. Dans une ville aussi en avance, ça devrait être plus facile...met un message sur ton blogue pour rassembler les gens...et tiens moi au courant. Moi je ne prends pas le lead, je ne fais que rapporter et informer :)
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