La démocratie municipale
Excellent dossier de mon collègue et compatriote Éric Clément, ce matin dans la Presse sur la démocratie municipale. L'arrondissement où je vis est en tête du classement. J'en connais qui doivent avoir le sourire large ce matin.
Sans surprise, ce sont les anciennes villes de banlieue devenues arrondissement qui font piètre figure. Ces petites villes étaient des fiefs bien gardés. Leur fusion avec Montréal ne semble pas avoir changé ce fait.
Pourquoi les gens ne s'intéressent pas au gouvernement qui gère la base de leur vie. Les villes sont au premier plan. Ce sont elles qui gèrent les rues, les parcs, etc...La base quoi, la poutine quotidienne. Aussi très importante lorsqu'on parle de protection de l'environnement avec la gestion des déchets, les pesticides, etc. Je ne comprends pas ce manque d'intérêt pour la politique municipale. Les gens payent des taxes foncières assez importantes. Il me semble qu'ils devraient s'intéresser de près à ceux qui gérent cet argent...
La politique municipale, c'est mon ancien domaine puisque j'ai travaillé plus de trois ans à titre d'attachée de presse de l'ancien maire, Pierre Bourque. Remarquez que durant trois ans ( 1994-1997), j'ai aussi couvert les conseils municipaux des anciennes villes de Gloucester et Cumberland dans l'est d'Ottawa pour l'Express d'Orléans. In english only. Le maire de Cumberland de l'époque, l'ancien ministre conservateur Brian Coburn, ne parlait pas un mot de français. La mairesse de Gloucester était francophone, Claudette Cain, mais la plus grande partie du conseil se déroulait en anglais.
Et oui, j'ai donc largement nagé dans la politique municipale ontarienne et québécoise. Un formidable apprentissage pour moi. Avec un personnage tel que M.Bourque, je ne vous surprendrais pas en disant que j'ai énormément appris sur Montréal.
Travail passionnant mais éreintant. La politique c'est de nombreuses heures. Je crois qu'il vaut mieux en sortir après quelques années sinon on se brûle...
Bizarrement, j'ai préféré travailler dans l'opposition. J'avais débuté en mai 2000 alors que M.Bourque était maire. Lors de sa défaite en novembre 2001, je suis restée dans l'équipe à l'opposition. Je crois que j'ai préféré ça car je devais mettre ma curiosité et mes talents de recherche en fonction.
Puis un jour, j'ai décidé de revenir à mes premières amours et à ce que j'avais toujours voulu faire, le journalisme. Si cette période de trois ans en politique municipale était passionnante, c'était assez. J'étais tannée, je n'apprenais plus rien. Et surtout, je ne suis pas assez militante et suiveuse de ligne de parti pour y retourner.
Et puis, mon père venait de mourir subitement. Le déclic s'est fait le jour après ses funérailles. Je dînais avec ma mère et je lui ai dit que j'étais fatiguée de la politique. Elle m'a approuvée. Si la vie peut nous emporter comme ça du jour au lendemain, il ne faut surtout pas attendre pour réaliser ses rêves. J'ai donc réalisé le mien. L'une des excellentes décisions dans ma vie. Jamais regretté une seconde.
Mais je m'intéresse toujours à la politique autant municipale qu'aux autres niveaux. J'ai quand même un bac en sci-po...et je suis journaliste :)

2 commentaires:
Une enquête très intéressante. Après deux années à la Ville, au coeur de l'époque fusion-défusion, comme toi, je ne suis pas surprise non plus de constater qui se retrouvent dans les extrèmes. Et tu as bien raison la politique, comme par ailleurs le métier de porte-parole, on s'en fatigue en deux ou trois ans. Et puis, quand on vit un deuil, on reconsidère notre vie et l'essentiel apparaît clairement.
@Nadia : tout à fait, tu as tout juste :)
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