
Arrivée de notre groupe au centre de service du Parc aprés quelques heures de route !
Le parc des Monts-Valin est l'un des parcs nationaux qui misent sur les activités hivernales. Normal, sa situation nordique ( quelques 30 minutes au Nord de Chicoutimi) fait que l'enneigement y est naturel et abondant.
Bien entendu, les motos-neige le traversent, mais lorsque vous êtes en forêt, il est rare de les entendre ou de les voir.
Arrivés lundi en fin de journée, nous avons eu droit à une présentation de la région et des découvertes :
Le village sur glace de Roberval par exemple. Puis, alourdis par un délicieux repas, nous enfourchions nos raquettes pour une virée nocturne aux flambeaux. Une première expérience pour moi. Il faisait froid, très froid, en dessous de -30, mais bien habillé, on résiste. Les cheveux, les cils et les poils du nez gèlent, mais les pieds et les mains sont restés au chaud. J'ai seulement eu froid aux jambes.
Par ailleurs, on doit s'habituer à avoir des trucs de quelques livres aux pieds. Pas évident. Lors de notre retour, je ne pouvais plus attendre de m'en débarrasser. J'ai enlevé les raquettes dès notre arrivée sur le chemin. Ces extensions m'agaçaient.
La Vallée des fantômesAprès une agréable nuit dans un chalet neuf et tout équipé, nous avons pris la navette sur chenilles direction
la Vallée des fantômes. Les fantômes sont des arbres complètement recouverts de neige. Malheureusement, ils n'étaient pas au rendez-vous, enfin pas tout à fait.. À cause du redoux de janvier, la neige a quelque peu fondu...Il fallait monter haut pour les voir presque fantômes ou alors se contenter des magnifiques photos de l'exposition du Centre de services.
La randonnée en raquettes fut beaucoup moins pénible ( physiquement) que celle de la soirée précédente. Les raquettes ne m'agaçaient plus. J'ai même été surprise d'arriver au refuge des fantômes si rapidement. Les 2 km n'ont pas laissé de trace. Très agréable de marcher avec des raquettes dans une forêt silencieuse, voilée de blanc. Les raquettes sont particulièrement agréables lors des descentes. Plus douces pour mon genou que les retours de randonnées pédestres.
Si je pensais que le parc allait être désert en pleine semaine, je faisais erreur. Nous avons croisé neuf randonneurs dont deux passaient la nuit dans le refuge ( sans eau et électricité, mais avec un poêle à bois).
Il y avait aussi cinq Français de Toulouse qui découvraient le Québec en hiver. Seulement pour une semaine. Ils avaient l'air préparés. Cependant, il paraît que plusieurs touristes Français oublient de s'informer sur la manière d’affronter les conditions hivernales. L'une d'entre elles s'est présentée en jean pour une sortie extérieure lors de la plus froide journée, lundi dernier !
Alors, pour les amis français, mais aussi les Québécois et autres touristes, voici
des conseils du magasin Moutain Equipement Coop pour affronter le froid. Au moins, lorsqu'on est bien habillé, on en profite de manière agréable.
Nuit en igloo ratéeFinalement, l’erreur a été de penser que je pouvais passer une nuit dans
un igloo. J'avoue humblement que j'ai résisté une heure et demie. Ce n'est pas le froid qui m'a poussée à rejoindre le chaud et douillet lit du chalet, mais l'inconfort. Le sac de couchage était trop grand pour moi, le matelas inconfortable, trop petit et je n'avais pas d'oreiller. En plus, j'étais fatiguée et je voulais dormir. Une prochaine fois, je ressayerai, promis. À minuit, nous regagnions en riant le chalet. Je vous rassure, je n'étais pas seule. On ne nous autorise pas à dormir seule dans l’igloo, simple question de sécurité.
Le voyage s'est terminé à Chicoutimi par un dîner au
café Cambio, charmant et sympathique café-resto équitable et écolo. Si j'habitais le coin, c'est là-bas que j'irai travailler pour sortir de la maison. Comme mon deuxième bureau, l
e café Lézard, on peut s'y brancher grâce à l'internet sans fil. Pratique !
Petite anecdote. Lors de notre dîner, nous parlions de Loco Locass. J'avouais à mes compagnons de voyage que je trouvais
Sébastien Ricard, l'un des membres du groupe et comédien (Les hauts et les bas de Sophie Paquin et prochainement Dédé Fortin) très attirant. Quelques minutes plus tard, il faisait son entrée dans le café avec sa conjointe et sa fille...Les coïncidences de la vie !
L'aventure en photos maintenant...

Coucher de soleil sur le Saguenay

Coucher de lune sur les Monts-Valin

Notre coquet chalet

Départ pour la randonnée aux flambeaux !

La preuve qu'il fait en dessous de -30!!!

La pleine lune est au rendez-vous...

Mais il faut bien attacher ses raquettes

et suivre le chemin

La Vallée des fantômes...

Des fantômes un peu dépouillés par le redoux

oui j'étais bel et bien là !

On se réchauffe au refuge

Plus on monte, plus les fantômes deviennent réels

Avec Marika Perron de la SEPAQ

On monte plus haut


Toujours plus haut et plus blanc

des formes pour chaque arbre

puis on redescend

Un Simon d'Amérique qui tente une figure de style mais la rate !

On redescend


La navette nous attend. La moto-neige et son chargement de nos raquettes et sacs ouvrent le chemin pour avertir les motos-neigistes de l'arrivée d'un véhicule plus large...

Une vraie tourtière du lac pour se donner des forces après la randonnée et avant le igloo...

que voici !

de l'intérieur. Le soir venu, une porte de fortune ferme l'entrée. Le trou dans le toit est obligatoire pour la ventilation ! Notez que je pouvais me tenir debout au centre mais de justesse

Notre installation et notre chauffage central : la bougie !

Oui un être humain dort dans ce sac de couchage. Notez le petit nuage de respiration au dessus de l'ouverture pour la bouche !

Et non je ne fumais pas...et j'étais fatiguée

Notre chalet de l'extérieur

L'expo du centre de service. Le parc en été !

Puis en automne

un renard

Une murale représentant la faune du parc. Au premier plan la maquette du même parc.

La fameuse petite maison blanche, symbole de la résistance au déluge

La rivière Saguenay qui traverse au beau milieu de Chicoutimi

Évidemment, il neigeait dans le parc...sale temps !